Les contradictions

  • 1. Du Parti québécois à la CAQ

    Pendant des années, Drainville a été l’un des visages du souverainisme au sein du Parti québécois.

    En 2022, il revient en politique sous la bannière de la Coalition Avenir Québec, un parti qui ne prône pas l’indépendance.

  • 2. Défenseur du troisième lien… puis excuses publiques

    Durant la campagne électorale de 2022, Drainville a défendu vigoureusement le projet de tunnel Québec-Lévis.

    Quelques mois plus tard, le gouvernement de François Legault abandonnait le projet dans sa forme autoroutière, et Drainville présentait ses excuses aux citoyens de Québec.

    Pour changer d’idée à nouveau un peu plus tard et re-promettre un pont/tunnel peu importe le coût total du projet.

  • 3. Défenseur du français… mais fermeture de la seule école francophone au centre-ville de Montréal

    Bernard Drainville affirme vouloir protéger et renforcer la place du français au Québec, particulièrement dans le système scolaire.

    Pourtant, à titre de ministre de l’Éducation, il a approuvé la fermeture et ordonné la vente du bâtiment historique de l’école FACE, la seule école publique francophone située au centre-ville de Montréal.

    Pour plusieurs parents et observateurs, cette décision soulève un paradoxe : comment prétendre défendre la vitalité du français à Montréal tout en contribuant à la disparition de la SEULE école publique francophone au cœur de la métropole.

  • 4. « Lâchez-moi avec les GES »

    Lorsqu’on lui parlait des impacts climatiques du troisième lien, il a lancé la phrase devenue virale :

    « Lâchez-moi avec les GES. »

    Pour plusieurs observateurs, la phrase illustre un contraste entre la rhétorique environnementale et certains projets d’infrastructures.

  • 5. Discours dur sur l’immigration… mais rappelé à l’ordre par les tribunaux

    Bernard Drainville associe régulièrement l’immigration et les demandeurs d’asile à la pression sur les services publics, notamment dans les écoles.

    Pourtant, la Cour suprême du Canada a dû rappeler que les enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile ont droit à l’accès aux services éducatifs et aux programmes pour la petite enfance, comme les CPE.

    Un contraste frappant entre le discours politique de l’ex ministre de l’Éducation et les obligations juridiques fondamentales du Québec.

  • 6. Promoteur de la Charte des valeurs… puis animateur de radio pyromane

    Après avoir quitté la politique en 2016, Drainville est devenu animateur au 98,5 FM, commentant l’actualité politique qu’il avait lui-même contribué à façonner, agissant en quelque sorte comme un politicien-animateur pyromane.

  • 7. Défenseur de l’autonomie scolaire… réforme centralisatrice

    Comme ministre de l’Éducation, Drainville a souvent parlé d’autonomie pour les écoles.

    Sa réforme du réseau scolaire (projet de loi 23) a toutefois été critiquée pour centraliser davantage les décisions et infantiliser les professeures.

  • 8. Critique des « accommodements »… mais gestion pragmatique

    Dans les débats sur la laïcité, Drainville a défendu des positions très fermes.

    Dans la gestion quotidienne des écoles, le ministère doit néanmoins gérer plusieurs accommodements au cas par cas.

  • 9. Promesses ambitieuses sur l’éducation… pénurie persistante

    Plusieurs annonces visaient à améliorer la situation des enseignants et des écoles.

    Malgré cela, des milliers de postes d’enseignants restent vacants chaque année.

  • 10. Politicien anti-système… devenu pilier du gouvernement

    Drainville s’est souvent présenté comme quelqu’un qui bouscule le système politique.
    Il est aujourd’hui l’un des ministres les plus visibles du gouvernement Legault.